Les médias protestants : quand huguenot rime avec réseau

Article  par  Jean-Paul WILLAIME et SEBASTIEN FATH  •  Publié le 07.06.2017  •  Mis à jour le 09.06.2017
Huguenot rime avec réseau - Guillaume Long
Bien que minoritaires dans le paysage religieux français, les protestants proposent une offre médiatique très riche, de l’écrit à Internet. Où l’on voit que les huguenots, fils de l’imprimerie, savent exprimer leurs convictions et leur goût du débat sur tous les supports.

Sommaire

Représentant 3 % de la population de l‘Hexagone (5 % dans les territoires d’Outre-Mer), le protestantisme français constitue une minorité religieuse active qui, bien que souvent méconnue, a attiré ces dernières décennies l’attention des médias principalement sous deux aspects. Premièrement, sa modernité, particulièrement manifestée par le nombre croissant de femmes parmi les pasteurs de ses Églises et, plus récemment (2015), par la décision de l’EPUdF (Église protestante unie de France) d’autoriser la bénédiction de couples de même sexe. Deuxièmement, le développement d’Églises évangéliques manifestant un protestantisme centré sur la conversion personnelle, l’orthodoxie biblique et un zèle évangélisateur affirmé (des campagnes de Billy Graham qualifié de  « pop-star de Dieu » par Patrick Poivre d’Arvor dans le JDD du 14 septembre1986, à Paris au Vel d’Hiv en 1955 et à Bercy en 1986, jusqu’aux récentes Marches pour Jésus dans les rues des grandes villes de France comme le 20 mai 2017).
 
Au XXIe siècle comme dès le XVIe siècle, le monde protestant se caractérise par une pluralité d’Églises (luthéro-réformées, baptistes, pentecôtistes, adventistes, méthodistes, évangéliques,…) et un large spectre de sensibilités théologiques (du libéralisme au fondamentalisme). Au XVIe siècle, ce sont plusieurs mouvements de réformes qui sont à l’origine du protestantisme : la réforme luthérienne, la réforme calviniste, la réforme anglicane et la réforme radicale des anabaptistes (refusant le baptême des enfants au profit du seul baptême d’adulte) et des spiritualistes.   
 
 « À bien des égards, on peut considérer l'émergence même des réformes protestantes du XVIe siècle comme un événement médiatique. »[+] NoteJean-Paul WILLAIME, « Les médias protestants », L'année canonique, tome XLI, 1999, p.57X [1]. L'apparition de l'imprimerie a facilité le développement des réformes protestantes. À commencer, en 1517, par la diffusion des 95 thèses de Martin Luther : c’est comme si, aujourd’hui, un texte destiné à un cercle restreint de spécialistes avait été diffusé sur les réseaux sociaux. La controverse religieuse a favorisé une explosion de publications, de « disputes » publiques, débats prenant à témoin l'opinion.
 
Christianisme décentralisé sans magistère central ni institution unique, le protestantisme se caractérise aujourd'hui par une très grande diversité d'expressions médiatiques. En France, elles visent en priorité le public protestant (environ 3 % de la population) mais cherchent à atteindre, au-delà, l'ensemble des Françaises et Français qui s'intéressent au "regard protestant". Tout en ayant épousé l’ère de l’image et du numérique, l’offre médiatique protestante en France reste marquée par des affinités avec l'écrit.

Affinités protestantes avec la presse écrite

 Le protestantisme valorise, dans sa communication, la presse écrite. Le paysage médiatique protestant français le confirme aujourd'hui au travers d'une offre très variée  Christianisme du Sola Scriptura (« l'Écriture seule », la Bible et non l'institution ecclésiastique, comme seule source d'autorité), le protestantisme valorise, dans sa communication, la presse écrite. Le paysage médiatique protestant français le confirme aujourd'hui au travers d'une offre très variée, d'où émerge l'hebdomadaire Réforme, périodique de référence du protestantisme créé en 1945 dans le contexte de la Résistance. Hebdomadaire d’actualité, Réforme veut contribuer au débat public à partir de son ancrage protestant, sans être un journal communautaire. Il affiche un tirage de plus de 7 000 exemplaires pour 30 000 lecteurs, sur la base d'un financement couvert par les abonnements papier et numérique, la publicité et le soutien régulier de donateurs. Soucieux de porter un regard sur l’actualité en référence à la Bible et à la théologie chrétienne, Réforme est un journal de convictions ouvert à la culture du débat. Il cherche à dégager le sens des événements et à « valoriser les témoignages d’acteurs qui font croire en l’homme et nourrissent l’espérance » (Charte éditoriale).
 
Le second périodique phare du protestantisme est Le Nouveau Messager, domicilié à Strasbourg, quai Saint Thomas, il se présente comme « le magazine protestant régional de référence ». Diffusé à 37 000 exemplaires (2017) dans les paroisses, ce bimestriel soutenu par l'UEPAL (Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, principale Église protestante d'Alsace-Moselle) a pris le relais du Messager (créé en 1940) et propose des contenus répartis en 13 rubriques.
 
Le troisième magazine le plus saillant aujourd'hui est Christianisme aujourd'hui, propriété d'Alliance Presse, groupe indépendant fondé en Suisse en 1989. Ce mensuel généraliste d'orientation protestante évangélique propose une édition suisse et une édition française, couvertes à 95 % par les abonnements. Tiré à 4 000 exemplaires, il propose ponctuellement des gratuits, dont Quart d'heure pour l'essentiel, tabloïd d'évangélisation sorti lors de grands événements, comme l'Euro de football en 2008 (tirage à plus d'un million d'exemplaires).
 
D'autres magazines protestants, à commencer par ceux de la presse régionale, oscillent entre offre de contenus diversifiés etprivilège accordé à la spiritualité, comme Croire et Vivre (4 000 exemplaires mensuels, tourné vers l'évangélisation).
 
Le protestantisme français s'exprime aussi au travers de nombreuses revues de réflexion à caractère académique, comme Études théologiques et religieuses, Évangile et liberté, Foi et Vie, Positions luthériennes, la Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, la Revue réformée, Théologie évangélique, Hokhma. Ces revues à contenus denses dénotent un dynamisme intellectuel et éditorial considérable, qui contraste avec la démographie minoritaire du protestantisme français.
 
Enfin, les réseaux confessionnels protestants français et œuvres sociales et missionnaires disposent souvent de leurs propres médias écrits internes, à l'image de la revue Proteste, trimestriel de la Fédération de l'Entraide protestante (œuvres sociales), ou celle des mennonites, (inspiré par Menno Simons au XVIe siècle, mouvement anabaptiste caractérisé par son pacifisme et son ascèse dans le monde) qui diffusent le mensuel Christ Seul
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Protestants et audiovisuel : discrétion et « marchés de niche »

 Les « fils et filles de la Réforme » ont appris à faire rimer Ecclesia Reformata avec caméra, et huguenot avec réseau 
Loin d’être à la traîne des catholiques, réputés plus à l’aise avec la culture de l’image, les « fils et filles de la Réforme » ont appris à faire rimer Ecclesia Reformata avec caméra, et huguenot avec réseau. Le paysage télévisuel protestant français de ce début de XXIe siècle en porte la marque, à l’image du navire amiral de la visibilité protestante française à la télévision, l’émission Présence protestante. Depuis sa création en 1955, à l’initiative du pasteur Marcel Gosselin, elle est restée une référence. Diffusée initialement le dimanche matin par la télévision d’État (RTF puis ORTF), puis sur la chaîne publique Antenne 2, devenue France 2 en 1992, cette émission qui sensibilise aux facettes du protestantisme a connu un double processus. Elle s’est diversifiée, s’ouvrant davantage à la pluralité protestante et aux différents espaces de la francophonie. Elle s’est démultipliée, profitant de la révolution numérique pour accroître son accessibilité, en particulier par le streaming et le replay (accès par Internet). Depuis les quatre coins du monde, un internaute francophone visionne aujourd’hui, sans besoin de téléviseur, un sermon ou une chorale gospel d’Île-de-France ou de Guadeloupe, faisant écho à ces réflexions de Jérôme Cottin : « la virtualité d’Internet, bien pensée et bien pratiquée, ne se substitue pas à la réalité, mais l’approfondit, la magnifie, la démultiplie ». Avec le satellite et Internet, de nouveaux producteurs de contenus et des chaînes spécialisées sont également apparus, comme DieuTV, qui vise toute la francophonie.
 
En matière de radio, les médias protestants ont très largement profité de la libéralisation de l'accès aux ondes, ouverte à partir de 1981. Le service radio de la Fédération protestante de France (FPF), principal réseau protestant de France, demeure la référence, chapeautant des expressions radiophoniques oscillant entre témoignage, information et divertissement. La plus connue est Fréquence protestante, radio parisienne nourrie par l'apport d'une centaine d'animateurs différents, qui s'affiche comme « première radio protestante de France ». Beaucoup d'autres radios protestantes diffusent en-dehors de la capitale, comme Radio Réveil (depuis 1949) et, surtout, le réseau Phare FM, d'expression protestante évangélique, qui monte régulièrement en puissance depuis le début des années 2000. À partir d'une création locale en 1988 à Mulhouse, Phare FM se constitue en réseau francophone à partir de 2006, diffusant dans plusieurs régions françaises, en Suisse et en Belgique. En dehors de Paris, les protestants sont également présents sur les antennes de Radios Chrétiennes de France, réseau catholique de radios à dimension œcuménique. La radio publique nationale France Culture diffuse chaque dimanche à 8 h 30 un culte protestant. Elle diffuse aussi chaque année les conférences protestantes de carême. D'une manière générale et au plan audiovisuel, force est de constater qu'il n'existe pas d'équivalent à une chaîne comme KTO pour les catholiques : discrétion et "marché de niche" prévalent chez les protestants français.
 
 D'une manière générale et au plan audiovisuel, force est de constater qu'il n'existe pas d'équivalent à une chaîne comme KTO pour les catholiques : discrétion et « marché de niche » prévalent chez les protestants français  
Mentionnons également la présence protestante dans le domaine de la bande dessinée, avec des bandes dessinées bibliques pour adultes et enfants et des BD consacrées à telle ou telle figure protestante significative (Martin Luther, Albert Schweitzer, Martin Luther King,..). À Angoulême, ville qui accueille le célèbre festival de la BD, s’est créée l’« Association protestante pour la valorisation de la bande dessinée ».
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Internet : de la « Révolution Gutenberg » à la « Révolution Zuckerberg »

 Les églises, missions, associations et réseaux ont largement adopté Internet, via une présence d'une extrême variété, à la mesure de la pluralité protestante. 
Depuis la fin des années 1990, les médias protestants se sont ouverts sur le cybermonde. Ils l'ont d'abord fait avec prudence : « Faut-il, pour les églises, s'engager dans la voie de cette modernité technologique », s'interrogeaient ainsi en 2003 Jérôme Cottin et Jean-Nicolas Bazin. Puis les églises, missions, associations et réseaux ont largement adopté Internet, via une présence d'une extrême variété, à la mesure de la pluralité protestante. Pour paraphraser le théologien Antoine Nouis, les protestants sont passés de la « révolution Gutenberg » (qui a contribué à la réussite de la Réforme au XVIe siècle) à la « Révolution Zuckerberg » (nom du fondateur de Facebook). Cette dernière mutation est particulièrement favorable aux réseaux protestants évangéliques, qui misent sur le converti et le connecté[+] NotePierre-Yves KIRSCHLEGER, « Du converti au connecté, la présence protestante sur le web », in Sébastien FATH et Jean-Paul WILLAIME (dir), La Nouvelle France protestante, op. cit., p.353 à 369.X [2]. Le journal Réforme a développé un plan ambitieux de développement numérique, permettant de lire cet hebdomadaire sur tablette et sur smartphone. Référencié sur Google News et accessible sur ePress, Réforme est présent sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et voit la part de ses abonnés numériques augmenter chaque année.
 
Pierre-Yves Kirschleger (historien des religions) distingue quatre stratégies protestantes de présence sur le web.
- La stratégie informative mise sur un site comme vitrine ou carte de visite. Groupes, associations, ONG protestants et, surtout, réseaux d'églises, comme celui de la Fédération protestante de France (FPF) ou du Conseil national des évangéliques de France, (CNEF) se font l'écho de leurs activités et rencontres.
- La stratégie argumentative fait du site internet une tribune et un espace de débat, à l'image du blog réformé Miettes de théo. L'optique peut viser au débat de fond comme à la controverse, parfois virulente (cf. le webzine évangélique Actu Chrétienne qui se présente comme « le premier webzine évangélique francophone » ).
- La stratégie expressive propose plutôt le site comme témoignage. L'accent porte ici sur l'itinéraire personnel et subjectif de tel pasteur, cyber-évangéliste ou artiste protestant. Le visiteur partage virtuellement la vie ou les créations de son hôte. Le blog Groupe protestant des artistes Marseille-Provence valorise ainsi « la richesse intérieure ».
- La stratégie englobante, enfin, propose tous les éléments d'une cyber-religion au travers d'un «  monde virtuel » protestant particulièrement élaboré. Les grands portails évangéliques francophones Enseignemoi.com, ConnaîtreDieu.com, TopChrétien.com s'avèrent particulièrement en pointe dans cette offre média qui cherche à favoriser l'entrée dans la foi chrétienne. Fondé en juillet 1999 par le pasteur français Éric Célérier, ce dernier revendique 1,7 million de visites mensuelles en 2016.
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Regardsprotestants.com : mise en musique de la diversité protestante

 La mise en place en janvier 2013 du portail Regardsprotestants.com a marqué une nouvelle étape dans la visibilité et la valorisation des médias protestants de langue française. 
La mise en place en janvier 2013 du portail Regardsprotestants.com a marqué une nouvelle étape dans la visibilité et la valorisation des médias protestants de langue française. Son objectif est « de promouvoir le protestantisme en favorisant un accès à ses différents médias » et dans le but d’élargir leur audience. Fruit de deux ans de travail, sous l'impulsion principale de la Fondation Pasteur-Eugène Bersier, avec l'appui de la Fondation Foi et Vie, le lancement fut effectif le 17 janvier 2013. Un sondage Ifop commandé pour l'occasion[+] Note« La connaissance et l'image des protestants », sondage Ifop/ Regardsprotestants, décembre 2012 X [3] indique les résultats suivants : 94 % des Français interrogés ne sont pas en mesure de citer un seul média protestant. Et 69 % des Français estiment que les protestants ne sont pas assez présents dans les médias. Sur la base d’un comptage des articles consacrés aux différentes religions dans la presse écrite nationale, l’historienne Blandine Chelini-Pont, constatait, quant à elle, en 2010 que le protestantisme était « la famille la moins fréquemment présentée dans les informations sur la vie des religions en France ». Selon elle, le protestantisme « serait une religion moins intéressante pour les médias «  à cause de son absence de conflictualité dans et avec la société française ou son absence de troupes plus bruyantes ».[+] NoteBlandine CHELINI-PONT « Le protestantisme aujourd’hui au miroir de la grande presse : une identité religieuse qui reste méconnue », in Sébastien FATH et Jean-Paul WILLAIME (dir), La Nouvelle France protestante, op. cit., p.74 à 88X [4]
 
L'objectif de ce portail d'accès gratuit est de s'adresser à la fois aux protestants et aux non-protestants, en fournissant sur un même espace les contenus de nombreux médias protestants auparavant dispersés. Quarante médias furent proposés lors du lancement : radios (Fréquence protestante, Radio Évangile), presse écrite (hebdomadaire Réforme, titres d'Alliance Presse), sites confessionnels produisant des contenus (Fédération Protestante de France). Ouvert à toutes les sensibilités du protestantisme, il développe une optique francophone qui dépasse le strict cadre franco-français. Il est conçu pour favoriser la réactivité, le débat, l'adaptabilité, notamment par des outils comme cartes, podcasts, vidéos, facilement accessibles aussi via smartphones et tablettes numériques.  Sa montée en puissance est rapide : dès le 31 octobre 2015, deux ans et demi après le lancement du site, il atteint 72 559 utilisateurs visiteurs uniques, contre 16 436 deux ans plus tôt. On dénombre plus de 300 000 « J'aime » sur Facebook à dater de mi-2017.
 
Réactif à l'actualité et aux saisons, innovant, il a notamment fait diffuser, en complément de son offre internet, un journal spécial climat à l'occasion de la COP21 (Conférence mondiale sur le climat tenue à Paris en novembre-décembre 2015). Présenté sous l'angle « les protestants se mobilisent et le font savoir », tiré à 100 000 exemplaires, a été le fruit d'un travail commun de Christianisme aujourd'hui, Croire et Vivre, les EEUdF (Les Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France (EEUdF, mouvement protestant de scoutisme), Ensemble, Évangile et liberté, la Fédération de l'entraide protestante, la Fédération protestante de France, Le Nouveau Messager, Paroles protestantes Paris, Paroles Protestantes Est, PLVmagazine, Réforme et Regardsprotestants. Médias et partenaires l'ont routé avec leur journal ou commandé, dont le Nouveau Messager (37 000 exemplaires), Croire et Vivre (3 000 exemplaires), le Christianisme aujourd'hui (3 000 exemplaires). Sur son portail internet, Regardsprotestants a également proposé en décembre 2016 un « calendrier de l'Avent » des médias protestants en 24 cases : 12 pour les médias presse, 4 pour les éditeurs, 4 pour les blogs, 3 pour les radios et 1 pour une chaîne vidéo. La case n°25 a renvoyé sur la page « Partenaires » de Regardsprotestants.
 
Regardsprotestants.com sera présent, comme l’hebdomadaire Réforme, dans la section « médias » du Village des fraternités qui se tient, Place Gutenberg, à Strasbourg, à l'occasion de "Protestants en fête" 2017, rassemblement inter-protestants à l'occasion des 500 ans de la Réforme (27-29 octobre 2017).
 
Via Internet, les offres destinées aux jeunes se multiplient. Sur le site alternativetheologie.org , on trouve ainsi une invitation adressée aux jeunes de 18-30 ans pour un camp d’été en juillet 2017, entre « réflexions bibliques, partage et plage », placé sous le mot d’ordre « Levons l’ancre et prenons le large avec Noé ». À la croisée de la musique, de la piété et du « style de vie chrétien », le portail Paul & Sephora, réalisé par Pascal Portoukalian, propose par ailleurs une offre protestante ciblée sur les moins de 40 ans, pour lesquels la musique de louange est devenue un marqueur identitaire fort.
 
Historiquement christianisme de l’ère Gutenberg, le protestantisme, grâce à son déploiement dans des structures plus horizontales que verticales et dans des réseaux d’associations, s’épanouit particulièrement bien dans l’ère Zuckerberg. Affirmant le sacerdoce universel des croyants (« nous sommes tous prêtres » dit Luther), relativisant les hiérarchies, le protestantisme s’avère en affinité avec un cyberespace où il n’y a plus de centres et de périphéries, mais de multiples pôles.
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Références

Jean BAUBEROT, Marianne CARBONNIER-BURKARD, Histoire des protestants. Une minorité en France (XVIe-XXIe siècles), Paris, Ellipses, 2016.

Patrick CABANEL, Histoire des protestants en France, XVIe-XXIe siècles, Paris, Fayard, 2012 ;
 
Éric CÉLÉRIER, Connexions divines, Paris, Première Partie, 2016 ;
 
Sébastien FATH, Billy Graham, pape protestant ? Paris, Albin Michel, 2002.
 
Sébastien FATH, Jean-Paul WILLAIME (sous la direction de), La Nouvelle France protestante, essor et recomposition au XXIe siècle, Genève, Labor et Fides, 2011.
 
Pierre GISEL (sous la direction de), Encyclopédie du protestantisme, Paris, Genève, PUF, Labor et Fides, 2006.
 
Richard GOSSIN, L’Église face aux nouvelles technologies de communication. Textes réunis par Richard Gossin, Strasbourg, Travaux de la Faculté de Théologie pProtestante de l’Université Marc Bloch de Strasbourg, 2001.
 
Jean-Paul WILLAIME, "Les médias protestants", L'année canonique, tome XLI, 1999, p.57-70.

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Crédit :
Ina. Illustration Guillaume Long

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  • 1. Jean-Paul WILLAIME, « Les médias protestants », L'année canonique, tome XLI, 1999, p.57
  • 2. Pierre-Yves KIRSCHLEGER, « Du converti au connecté, la présence protestante sur le web », in Sébastien FATH et Jean-Paul WILLAIME (dir), La Nouvelle France protestante, op. cit., p.353 à 369.
  • 3. « La connaissance et l'image des protestants », sondage Ifop/ Regardsprotestants, décembre 2012
  • 4. Blandine CHELINI-PONT « Le protestantisme aujourd’hui au miroir de la grande presse : une identité religieuse qui reste méconnue », in Sébastien FATH et Jean-Paul WILLAIME (dir), La Nouvelle France protestante, op. cit., p.74 à 88
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