Focus sur Electronic Arts

Statistique  par  Vincent SARRAZIN  •  Publié le 23.05.2013  •  Mis à jour le 23.05.2013
Deuxième éditeur mondial de jeux vidéo, Electronic Arts doit sa réussite à la flexibilité de son modèle commercial et de sa production, en constante adaptation aux renouveaux de l’industrie.
Date de création : 1982
Siège Social : Redwood City, Californie, USA
Chiffre d'affaires 2011 : 4,143 millions $ (3,231 millions €, +15,4 % par rapport à 2010)
PDG : Larry Probst (intérim)
           John Riccitiello (2007 - 2013)
 
Acteur de longue date de l’industrie du jeu vidéo, Electronic Arts a su devenir un éditeur d’ampleur internationale au cours des années 1990 grâce à sa grande présence sur consoles de jeux - à une époque où le marché des jeux sur PC était encore le secteur dominant-. Longtemps premier éditeur mondial, EA a dû céder sa place de leader en 2008 au concurrent nouvellement formé Activision Blizzard. En faisant appel à des licences prestigieuses dans le domaine du sport (FIFA pour le football, NHL pour le football américain, NBA pour le basketball), la société est devenue la référence mondiale en matière de simulation sportive. Un secteur porteur puisqu’à raison d’une nouvelle version par an, les simulations d’Electronic Arts ont pu fidéliser un public massif et permis d’engranger des revenus constants afin d’investir dans la création de nombreuses licences aujourd’hui incontournables, telles Battlefield, Les Sims ou Mass Effect.

Classement des 10 plus grands éditeurs mondiaux par chiffre d’affaires 2011-2012
(en millions d’euros, source : gamecharts.fr). À noter l’absence dans ce classement des constructeurs/éditeurs Microsoft, Sony et Nintendo.
 
 
Répartition du chiffre d’affaires d’Electronic Arts par plateforme
(chiffres 2010-2013, source EA)
 




Liste des studios détenus par Electronic Arts, dates d’acquisitions et principaux jeux développés.
 
L’acquisition de nombreux studios est une composante essentielle du modèle de développement d’Electronic Arts depuis le début des années 2000. Les studios de développement de la société ont été réorganisés depuis 2007 en 5 groupes : EA Games (chargé du développement de jeux multi plateformes à gros budgets), EA Interactive (spécialisé dans les jeux mobile et sociaux), EA Sports (pour les simulations sportives), Bioware (développeur auparavant indépendant et porteur d’une forte identité sur le marché des jeux PC) et EA Maxis. Ce dernier ensemble est emblématique des productions Electronic Arts pour avoir développé les jeux liés à la licence Sim, qu’il s’agisse de la série Sim City ou du jeu Les Sims, plus gros succès de l’histoire de la firme et jeu historique qui a su amener la pratique des jeux auprès d’un nouveau public féminin.
 
 
 Liste des 15 jeux les plus vendus par Activision Blizzard (en millions d’unités, source vgchartz.com)
Évolution du chiffre d’affaires d’Electronic Arts (en millions de dollars) par zone géographique (2010-2012, source EA)
Évolution du chiffre d’affaires d’Electronic Arts (en millions de dollars) par secteur d’activité (2010-2012, source EA )

Évolution des revenus de la vente physique et des revenus dématérialisés dans le chiffre d’affaires de l’éditeur entre 2009 et 2012 (en millions de dollars, source EA)

Electronic Arts est entré depuis 2007 dans un renouveau stratégique majeur : plutôt que de continuer l’édition de jeux multiplateformes à gros budget qui avait fait son succès dans les années 1990-2000, la société a décidé de concentrer ses efforts sur le marché des jeux en ligne free-to-play (sur PC et mobiles). Les micro-transactions sont devenues le modèle de référence des jeux Electronic Arts, avec l’ambition pour le futur de tirer l’intégralité de ses revenus du secteur des jeux en ligne. En se concentrant sur les zones Europe et Asie (plus porteuses sur le marché du free-to-play) la société espère retrouver le leadership concédé au concurrent Activision-Blizzard, tout en accusant pour le moment des erreurs de trajectoire : le lancement catastrophique du MMORG[+] NoteJeu de rôle massivement multijoueurs.X [1] Star Wars : The Old Republic (avec un budget de développement estimé à 200 millions de dollars pour des ventes très en deçà des prévisions) a ainsi très fortement remis en cause la politique d’acquisition d’EA et la pertinence du rachat du développeur canadian Bioware (responsable du jeu) pour 564 millions d’euros. Un échec qui a provoqué le départ en mars 2013 de John Riccitiello, PDG et associé historique de la firme, tout en accélérant la nouvelle stratégie 100 % online d’Electronic Arts, qui souhaite désormais généraliser le free-to-play à l’intégralité de ses jeux et valoriser sa plateforme de distribution en ligne Origin, véritable fer de lance de la nouvelle identité EA entièrement tournée vers les nouveaux marchés du dématérialisé.
 
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Crédits photo : 
Illustration principale : Electronic Arts EA Redwood Shores (Rebecca Williamson / Flickr) 
Graphiques : Vincent Sarrazin pour InaGlobal
 
  • 1. Jeu de rôle massivement multijoueurs.
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