Native advertising : à manier avec précaution

Lu sur le web  par  Emeline GAUBE  •  Publié le  23.06.2015  •  Mis à jour le 23.06.2015
Beaucoup d’internautes ne supportent plus les formes traditionnelles de publicités en ligne (bannières, vidéos) qu’ils jugent gênantes pour la lecture. Ainsi, 39 % de la population du Royaume-Uni et 41 % de la population des États-Unis ont installé des bloqueurs de publicité sur leur navigateur. Médias et marques doivent donc trouver de nouvelles formes de publicité en ligne pour atteindre les consommateurs, comme le native advertising. Le Digital News Report 2015 recommande aux journalistes d’utiliser cette nouvelle forme de publicité avec précaution. Il a mis en évidence que 33 % des britanniques et 43 % des américains ont été déçus après avoir découvert à posteriori que l’article qu’ils lisaient était en fait sponsorisé. Cette frustration peut avoir un impact négatif sur les médias : dans les deux pays, 28 % des lecteurs ont une vision négative des sites qui pratiquent le native advertising. L’étude montre néanmoins que les jeunes sont plus tolérants envers cette pratique, à condition que l’article sponsorisé parle de vie pratique, de sport ou de divertissement. Les sondés sont unanimes : les nouvelles politiques et économiques doivent rester indépendantes. Le native advertising peut devenir une source de revenus salutaire pour les médias, à condition d’être réalisé avec une certaine exigence journalistique : afficher clairement la nature des contenus et apporter une vraie information, utile pour le lecteur.


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