Les difficultés posées par l’équité du temps de parole des candidats

Lu sur le web  par  Alexandre FOATELLI  •  Publié le  16.03.2017  •  Mis à jour le 16.03.2017
Pour 2017, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a décidé de limiter la période d’égalité de temps de parole pour les candidats à l’élection présidentielle aux deux semaines précédant le premier tour. En 2012, cette période avait été de cinq semaines, ce que les chaînes de télévision et les stations de radio avaient critiqué, estimant que cela était compliqué à gérer et offrait une visibilité accrue à certains partis, notamment au Front national. Le CSA a mis en place une période d’équité, c’est-à-dire d’un partage proportionnel à leur représentation et à leur implication dans la campagne, qui a débuté le 1er février. Le temps de parole décompté englobe toutes les séquences consacrées à un candidat, y compris les éditos, les revues de presse et les débats lorsque ceux-ci ne lui sont pas explicitement défavorables. Une comptabilité très complexe à tenir pour les groupes de médias audiovisuels : Radio France a recours à un sous-traitant, TF1 et LCI emploieraient cinq personnes dédiés au contrôle. Le cas de François Fillon, qui a fait l’objet d’une couverture accrue en raison de ses affaires judiciaires posent question, car son temps de parole pour défendre son programme se verra réduit par compensation. D’autre part, ces contraintes avec lesquelles l’audiovisuel doit composer épargnent toujours la presse écrite, les pure players et les réseaux sociaux.
 
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