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Lu sur le web  par  La Rédaction INAGLOBAL  •  Publié le  08.09.2017  •  Mis à jour le 08.09.2017
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L’échec des médias à but non-lucratif à proposer une alternative

Rodney Benson, professeur à l’Université de New-York, s’est intéressé aux médias à but non-lucratif américains. Au terme de son travail, il se dit étonné par le fait que ces médias sont acquis aux lois du marché de l’information, et ne se distinguent donc plus des médias de masse. Alors que ces médias devraient se donner la possibilité de publier des articles dont les médias de masse ne voudraient pas, les médias à but non-lucratifs cèdent aux pressions de l’audience et des revenus issus de l’abonnement. Les fondations, qui les soutiennent temporairement en attendant une transition vers le marché, leur demandent d’avoir un impact dans l’opinion, tout en étant rentables financièrement. Deux éléments qu’il est difficile à associer selon Rodney Benson. De fait, les médias non-lucratifs s’adressent à des catégories sociales qui peuvent s’abonner et qui la plupart du temps ont déjà accès à de l’information de qualité.
 
À lire sur Nieman Lab
 

Twitter, YouTube et Snapchat les sources d’information en devenir

D’après une étude de Pew Research Center, 67 % des Américains s’informent par les réseaux sociaux, au moins de temps en temps. En s’intéressant aux réseaux les plus utilisés pour s’informer, on s’aperçoit que trois réseaux sociaux ont connu une importante croissance entre 2016 et 2017 : Twitter, YouTube et Snapchat. Twitter était déjà utilisé par 59 % des utilisateurs pour s’informer, ils sont 74 % en 2017. Pour YouTube, cette part est passée de 21 % à 32 %, alors qu’elle stagnait entre 2015 et 2016. Snapchat a lui vu son usage à caractère informationnel progresser de 17 % à 29 %. Si près d’un tiers des adultes disent utiliser plusieurs réseaux pour s’informer, on observe des disparités très nettes selon les catégories sociales. Par exemple, Facebook et Twitter sont utilisés majoritairement par les 30-49 ans et les Caucasiens, plus par les femmes pour Facebook (62 %) et par les plus éduqués pour Twitter (45 %). Dans le cas de Snapchat, et dans une moindre mesure Instagram, l’usage informationnel se fait majoritairement par des femmes, de 18 à 29 ans, n’ayant pas été au plus haut niveau universitaire et étant non-Caucasiens.
 
À lire sur Pew Research Center


La fiction et l’animation françaises font recette à l’étranger

D’après une étude du Centre national du cinéma (CNC) et de TV France International (TVFI), l’année 2016 fut un record pour l’exportation des programmes français. Les ventes ont connu une croissance de 15 %, atteignant 189,1 millions d’euros. En additionnant les ventes, les préventes et les coproductions, l’exportation française se chiffre à 336,3 millions d’euros. Cette croissance repose principalement sur deux piliers : l’animation, qui a connu une très forte progression par rapport à 2015 (48,1 %), et la fiction, portée par des programmes comme Dix pour cent ou le Bureau des légendes. Les productions françaises s’exportent surtout en Europe, suivi des États-Unis, de la Chine et de l’Inde. En revanche, la Russie, l’Afrique et l’Amérique latine importent moins de programmes made in France. La qualité des séries s’est améliorée et ces dernières sont devenues plus attractives, gagnant leur place sur des grandes chaînes étrangères comme la BBC ou Channel 4. De plus, la stratégie d’acquisition d’Amazon Prime Video et de Netflix a soutenu les exportations françaises.
 
À lire sur L’Obs


Pour contrer YouTube, Facebook offre des millions de dollars aux majors

Depuis quelques temps, Facebook s'intéresse de très près aux vidéos. Le réseau social met de plus en plus en avant les contenus de ce genre sur sa plateforme et développe un service dédié permettant aux utilisateurs ainsi qu'à des sociétés tierces de partager leurs productions. Avec ces différentes initiatives, Facebook souhaite bien évidemment contester la domination de YouTube sur le marché des vidéos en ligne. Dernièrement, le réseau social a offert aux maisons de disques des centaines de millions de dollars pour que ses utilisateurs puissent légalement inclure des chansons dans les vidéos qu'ils téléchargent. 

À lire sur Bloomberg


La photographie, parent pauvre du journalisme

Le photojournalisme est un métier en crise depuis une dizaine d’années, et rien ne semble aller pour le mieux. Les agences photographiques connaissent de graves difficultés financières auxquelles elles ne survivent pas toujours. En cause, le choix des rédactions de privilégier les agences de presse comme l’AFP et Reuters, avec qui elles bénéficient de forfaits avantageux, voire parfois à chercher leurs photos auprès de banques d’images amateurs, bien moins onéreuses. Ainsi, le nombre de photojournalistes s’effondre : ils étaient 1 457 à obtenir la carte de presse en 2001, ils ne sont plus que 704 cette année. Le métier se paupérise de plus en plus, le barème minimum promulgué par décret en mai 2017 s’élevant à 60 euros pour cinq heures de travail. Le manque de structures de la profession empêche ceux qui l’exercent de peser face aux rédactions. En décembre 2016, une lettre ouverte faite par des agences, des collectifs, des fédérations professionnelles et des syndicats de photographes faisait état de 500 000 euros d’impayés par des titres appartenant aux groupes de médias Le Monde et Altice.
 
À lire sur Les Échos


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