Les pure players se financent grâce à la crise des médias traditionnels

Lu sur le web  par  Alexandre FOATELLI  •  Publié le  19.05.2017  •  Mis à jour le 19.05.2017
Sur son blog, Vincent Glad analyse la relation entre les pure players à succès et la presse écrite. Le secteur des sites d’information est en plein essor : le syndicat qui les regroupe, le Spiil, compte 148 membres. À bien y regarder, les pure players les plus renommés ont comme fondateurs des anciens de la presse écrite : Edwy Plenel à Mediapart, Pierre Haski à Rue89 ou encore Daniel Schneidermann à Arrêt sur images pour n’en citer que quelques-uns. Ainsi, la presse semble se régénérer par un mécanisme particulier. Les médias traditionnels versent de l’argent à leurs journalistes au moment des plans de départ ou des clauses de cession en cas de rachat, argent qui sert à créer des pure players. Certains pure players peuvent d’ailleurs être rachetés par des grands groupes comme Rue89 pour L’Obs ou Cheek par Les Inrockuptibles. En résulte des sites qui reprennent les codes de la presse écrite, comme Mediapart dans son design ou Les Jours dans leur souci de la photo. En revanche, cette situation est problématique pour les jeunes journalistes qui souhaitent lancer leur pure players, et qui se retrouvent barrés par les moyens financiers et la notoriété écrasante des journalistes expérimentés.
 
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