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Lu sur le web  par  La Rédaction INAGLOBAL  •  Publié le  19.05.2017  •  Mis à jour le 19.05.2017
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Les pure  players se financent grâce à la crise des médias traditionnels

Sur son blog, Vincent Glad analyse la relation entre les pure players à succès et la presse écrite. Le secteur des sites d’information est en plein essor : le syndicat qui les regroupe, le Spiil, compte 148 membres. À bien y regarder, les pure players les plus renommés ont comme fondateurs des anciens de la presse écrite : Edwy Plenel à Mediapart, Pierre Haski à Rue89 ou encore Daniel Schneidermann à Arrêt sur images pour n’en citer que quelques-uns. Ainsi, la presse semble se régénérer par un mécanisme particulier. Les médias traditionnels versent de l’argent à leurs journalistes au moment des plans de départ ou des clauses de cession en cas de rachat, argent qui sert à créer des pure players. Certains pure players peuvent d’ailleurs être rachetés par des grands groupes comme Rue89 pour L’Obs ou Cheek par Les Inrockuptibles. En résulte des sites qui reprennent les codes de la presse écrite, comme Mediapart dans son design ou Les Jours dans leur souci de la photo. En revanche, cette situation est problématique pour les jeunes journalistes qui souhaitent lancer leur pure players, et qui se retrouvent barrés par les moyens financiers et la notoriété écrasante des journalistes expérimentés.
 
À lire sur Libération


Les grands groupes de presse fossoyeurs du journalisme local aux États-Unis

Aux États-Unis, en l’espace de quinze ans, le nombre de postes dans les journaux est passé de 412 000 à 174 000 selon les chiffres du Bureau of Labor Statistics. La perte d’emploi s’est grandement ressentie dans les villes et métropoles de moins de 100 000 habitants, où il existe des déserts médiatiques. Selon Kevin Anderson, un ancien éditeur de titres de presse locale, les grands groupes qui reprennent des journaux et des sites locaux n’appliquent pas les bonnes stratégies et précipitent la disparition de certains titres. Ces grands groupes ont tendance à rationaliser la conception et la production des journaux qu’ils acquièrent, mais ceci sans faire d’économies d’échelle. Dans le même temps, les stratégies publicitaires deviennent déconnectées du marché local, ce qui entraîne une baisse des revenus. Les groupes de presse finissent par réduire des rédactions locales au rang de simples bureaux avec quelques journalistes qui alimentent un journal à échelle régionale.
 
À lire sur The Media Briefing


La presse en ligne européenne se convertit au modèle payant

Un rapport du Nieman Lab portant sur la presse en ligne au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, en Finlande et en Pologne, montre que 66 % des journaux et 71 % des magazines hebdomadaires ont adopté un modèle payant sur leur site web. Le modèle le plus répandu est le freenium (une partie accessible gratuitement et des contenus réservés aux abonnés), suivi du metered paywall (les lecteurs ont accès à un certain nombre d’articles par mois ou par semaine et doivent s’abonner pour en lire plus). En France, 95 % des journaux et magazines ont un modèle payant. Dans l'ensemble des pays étudiés, 97 % des sites uniquement en ligne sont gratuits, seuls quelques-uns font exception comme Mediapart en France. Le prix moyen des abonnements est d’environ 13 euros, le pays avec le prix moyen le plus élevé étant le Royaume-Uni (22 euros) et les abonnements les moins élevés étant en Pologne (7 euros en moyenne). La France affiche un prix moyen de 13,97 euros. Le manque de concurrence (en Finlande) ou l’insuffisance du marché publicitaire (en Pologne et en France) explique le recours massif aux modèles payants. En Allemagne par exemple, où le marché est plus compétitif, seuls 52 % des journaux et hebdomadaires sont payants en ligne.
 
À lire sur Nieman Lab


Ecinema surfe sur la mode des films qui ne sortent pas au cinéma

Alors que l’ouverture du festival de Cannes connaît la polémique suite à la sélection de deux films produits par Netflix et qui ne sortiront dans aucune salle de cinéma, une nouvelle plateforme de diffusion de films inédits va être dévoilée à Cannes le 20 mai. Fondé par trois Français issus de la télévision (Frédéric Houzelle), du e-commerce (Roland Coutelas) et du cinéma (Bruno Barde), Ecinema proposera des sorties numériques chaque vendredi, soit 52 films inédits par an. Chaque film sera disponible douze semaines. Selon Bruno Barde, directeur de Public Système Cinéma qui pilote plusieurs festivals (Marrakech, Deauville, Gérardmer, Beaune), il existe bon nombre de films présentés dans les festivals qui ne sortent pas en salles. Ecinema se rêve en galerie du septième art, en montrant des films asiatiques sous-représentés, mais aussi des créations européennes et américaines plus confidentielles. Ecinema envisage aussi de soutenir la création, en choisissant chaque année une poignée de réalisateurs qui recevront un budget d’1,5 million d’euros. Les tickets seront vendus à 5,99 euros ou à 4,99 euros s'ils sont achetés jusqu’à la veille de la sortie. Un passe liberté à 9,99 euros par mois sera aussi proposé.
 
À lire sur Le Monde


L’ogre SFR va croquer le cinéma et les séries

Après n’avoir fait qu’une bouchée des droits de diffusion du football, SFR veut défier Canal + sur le cinéma et les séries. La filiale d’Altice lancera à la fin de l’été SFR Studio, une chaîne dédiée au cinéma et aux séries et qui s’adressera à tous les âges. Michel Combes, directeur général d’Altice, a annoncé que plus de 400 films et séries par an, dont deux inédites chaque mois, devraient être proposés. SFR s’appuiera sur le catalogue de NBCUniversal avec qui Altice a signé un accord en décembre. Des projets de créations françaises et européennes devraient être annoncés prochainement, mais SFR espère en contrepartie de son soutien à la création que l’Autorité de régulation ne lève pas les injonctions mises en place en 2012 vis-à-vis de Canal +. Ces règles devaient faciliter l’émergence de nouveaux acteurs, et elles sont actuellement en cours de réexamen. L’opérateur espère aussi faire modifier la chronologie des médias qui régit la diffusion d’un film après sa sortie en salle, notamment en réduisant le délai nécessaire pour proposer un long métrage en SVoD (trois ans).
 
À lire sur Le Figaro


Universal Music à l’assaut de la Chine… avec l’aide de Tencent

À l’instar de ses concurrents Sony Music et Warner Musice, Universal Music Group veut conquérir le marché chinois avec l’appui du géant local des réseaux sociaux, des jeux ou encore de l’e-commerce, Tencent. La filiale de Vivendi, leader de l’industrie musicale, a passé un accord avec le conglomérat des médias qui permet à ce dernier de diffuser le catalogue Universal sur ses plateformes de streaming. Tencent Music Entertainment, la filiale dédiée à ce secteur, va également développer avec Universal une filiale des studios d’Abbey Road afin de faire émerger des talents locaux grâce au savoir-faire de la major. Le marché chinois de la musique a crû de 20 % en 2016, à 202 millions de dollars, encore loin du potentiel qu’offre le pays. 96 % des revenus proviennent du numérique.
 
À lire sur Les Échos


AP propose à ses clients de vérifier les contenus des utilisateurs

L’agence de presse américaine Associated Press a lancé un service nommé AP Social Newswire, qui permet de trouver et de vérifier le contenu produit par les utilisateurs des sites de ses clients, sur les réseaux sociaux et ailleurs. Les médias clients d’AP pourront bénéficier de ce service pour un coût supplémentaire. Cet outil doit notamment permettre aux rédactions de trouver des contenus en lien avec une actualité chaude, publiés par de simples utilisateurs. Grâce à son expertise, AP se dit en mesure de vérifier les informations publiées par des internautes.
 
À lire sur Poynter


Et si la croisade de Facebook contre les fake news était vouée à l’échec ?

Selon Christian Winthrop, éditeur du site d’actualité locale Newport Buzz, lorsque Facebook tente d’inciter ses utilisateurs à ne pas partager une fake news, c’est le contraire qui se produit. Quand un article du Newport Buzz a été signalé par Facebook comme étant faux, les sites à tendance conservatrice voire d’extrême droite s’en sont emparés et ont poussé au partage massif. De plus, le signalement d’un article en tant que fake arrive bien souvent après que la fausse information soit devenue virale. À l’heure actuelle, Facebook ne communique aucun chiffre permettant de mesurer l’impact, positif ou non, de son système de signalement des fake news.
 
À lire sur The Guardian


Retour d’expérience après deux ans sur Snapchat Discover

Le site d’actualité sportive Bleacher Report et sa déclinaison au Royaume-Uni font partie des médias présents sur Snapchat Discover, depuis deux ans pour la version anglaise et depuis janvier pour la version américaine. Le site en retire quelques enseignements sur la manière d’utiliser cette plateforme. D’abord, les équipes dédiées à Discover se sont aperçues que les formats doivent être renouvelés très souvent : un format peut-être abandonné après seulement douze éditions. Cela constitue un frein à l’envie que peuvent avoir certains médias de réduire le nombre de journalistes dédiés à Discover en produisant des contenus standardisés. Le ciblage géographique du public a aussi une grande importance, car les contenus qui marchent au niveau anglais ou international ne rencontreront pas le succès aux États-Unis et inversement. Enfin, Bleacher Report a supprimé les formats avec un journaliste face caméra, qui ne fonctionnaient pas.
 
À lire sur Digiday


L’Italie punit WhatsApp pour avoir trompé ses utilisateurs

Lors d’une mise à jour en août 2016 de ses conditions d’utilisations, WhatsApp autorisait et sollicitait le partage de données de ses utilisateurs (numéro de téléphone, opérateur, etc) avec Facebook, propriétaire de l’application de messagerie. Si l’ensemble des Cnil européennes avaient critiqué cette mesure, l’autorité de la concurrence italienne a décidé de sanctionner WhatsApp d’une amende de 3 millions d’euros au terme d’une enquête lancée en octobre 2016. Elle a estimé que WhatsApp faisait croire aux utilisateurs qu’ils étaient obligés d’accepter le partage pour continuer à utiliser l’application.
 
À lire sur Numerama


L'avenir incertain de la réalité virtuelle dans le jeu vidéo

Le sujet de la réalité virtuelle est probablement l'un des plus discutés actuellement. Les expérimentations se multiplient et les secteurs qui tentent de s'emparer de la technologie sont nombreux. Il y a l'industrie du cinéma, le porno évidémment, les médias aussi et, bien entendu, le jeu vidéo, l'application qui semble la plus prometteuse à bien des points de vue. Sauf que les premiers chiffres sont loin d'être bons, à tel point que certains redoutent l'éclatement de la bulle.

À lire sur Le Monde


L’eSport désormais encadré par la loi

Si la pratique compétitive du jeu vidéo était encadrée par la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016, deux décrets d’application n’ont été publiés que le 10 mai 2017. Le premier définit le statut des joueurs professionnels, qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Il prévoit les modalités nécessaires pour obtenir un agrément permettant de recruter des joueurs professionnels et les conditions pour conclure un contrat. Ces dispositions, qui se veulent plus protectrices pour les joueurs, entraîneront plusieurs démarches administratives supplémentaires à la charge des organisateurs de tournois. Le second décret réglemente les conditions de participations des mineurs : l’âge minimum est fixé à 12 ans, et l’emploi des enfants de moins de 16 ans est soumis au régime des enfants du spectacle (autorisation des représentants légaux et du préfet après avis d’une commission). Le non-respect de ces dispositions sera passible d’amende.
 
À lire sur l’Agence française pour le jeu vidéo


Les bons chiffres du porno en VR

La réalité virtuelle a le vent en poupe. Un indicateur de l'intérêt du public pour le secteur est peut-être lié à la production de contenus pornographiques. Ainsi Pornhub, l'un des leader du streaming vidéo porno dans le monde, a publié ses premiers chiffres concernant la réalité virtuelle. Et ce n'est pas moins de 500 000 personnes qui regardent quotidiennement du contenu réalisé exprès pour les casques de visionnage. Peut-être un nouveau signe que l'innovation passe par le porno.

À lire sur Venture Beat


La difficulté de se passer des GAFAM

Le numérique a envahi nos vies. En quelques années, les sociétés de la Silicon Valley ont changé notre manière de regarder, écouter, consommer. De telle façon qu'elles ont réussi à se rendre indispensables. On pourrait même dire que nous en sommes maintenant dépendants. Amazon nous livre à domicile, Google rend possible les recherches les plus originales, Microsoft et Apple fournissent le hardware et le software indispensables pour notre travail et nos loisirs, Facebook encadre nos relations sociales... Il semble aujourd'hui compliqué de se passer des GAFAM.

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