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Lu sur le web  par  La Rédaction INAGLOBAL  •  Publié le  14.04.2017  •  Mis à jour le 14.04.2017
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Que nous apprend l’étude des articles du 19e siècle sur les fake news ?

Petra S. McGillen, spécialiste de la littérature et de la culture germanique, a étudié le phénomène des fausses informations dans les journaux au 19e siècle. À cette époque, l’explosion du nombre de journaux et de magazines due aux innovations techniques (télégraphe, imprimerie) a entraîné une forte concurrence entre les titres. Pour se démarquer du ton standardisé des journaux et agences de presse, l’une des options était de solliciter des correspondants à l’étranger qui produisait des analyses plus personnelles. Or, tous les journaux ne pouvaient pas assumer le coût inhérent à l’envoi d’un correspondant, d’où le développement à partir de 1850 de la pratique de faux correspondant. C’était le cas de Theodore Fontane, un écrivain allemand qui a écrit durant dix ans des articles sur Londres depuis… Berlin. Les médias ou les personnes qui véhiculent des fake news aujourd’hui utilisent les mêmes recettes : s’appuyer sur une base crédible, des faits relayés par les médias « sérieux », et y ajouter des éléments sensationnels fabriqués de toutes pièces.
 
À lire sur The Conversation


La fiction française en pleine progression

Selon l’Observatoire de la production audiovisuelle du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), la bonne santé de la fiction française se confirme. En 2016, 82 des 100 meilleures audiences ont été réalisées par des productions françaises. Le format de 52 minutes et les séries sont les plus soutenues par le CNC, tandis que la part des productions unitaires et de 90 minutes diminue. Les aides accordées par le CNC ont atteint leur niveau le plus élevé avec 275,4 millions d’euros, en hausse de 14,2 %. Les chaînes historiques ont augmenté leur apport de 20,1 %, le portant à 716,9 millions d’euros, bien loin devant les chaînes de la TNT dont l’apport se situe à 34,1 millions d’euros (+ 5,1% en 2016).
 
À lire sur Le Monde


Facebook propose de certifier les journalistes

Toujours engagé dans sa lutte contre les fake news, le réseau social prend des mesures sans toutefois se reconnaître comme une entreprise de médias. Dernière en date : mettre en place une certification destinée aux journalistes. Celle-ci sera précédée d’une formation en ligne autour de quatre modules d’une quinzaine de minutes chacun. Cette formation est dispensée par une application tierce de Facebook en partenariat avec l’institut Poynter. N’importe qui peut passer sa formation, sans avoir à prouver son appartenance à une rédaction.
 
À lire sur Next INpact


La PQR française reprend des couleurs

Signe de leur regain de santé, plusieurs titres de la presse quotidienne régionale ont publié leurs résultats financiers en 2016 alors que rien ne les y oblige. Parmi eux, le Groupe Sud-Ouest affiche un résultat net positif de cinq millions d’euros, suite à la revente des Journaux du Midi (Midi Libre) à La Dépêche et à un plan social. Le Groupe Ouest-France, toujours leader de la PQR avec près de 700 000 exemplaires, est redevenu durablement bénéficiaire. La Provence, Le Télégramme et La Dépêche affichent eux aussi de bons résultats. En revanche, la situation est toujours délicate pour Nice-Matin ou Paris Normandie. Selon le Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), les groupes recueillent surtout les fruits de leur restructuration mais les économies restent fragiles pour nombre d’entre eux.
 
À lire sur Le Figaro


Les intros instrumentales en voie d’extinction à cause du streaming

Hubert Léveillé Gauvin, doctorant en théorie musicale à l’Université de l’Ohio, a étudié l’impact du streaming sur la musique pop. Il apparaît que les intros instrumentales ont été réduites de dix-huit secondes par rapport aux titres d’il y a trente ans. Selon son étude, les plateformes de streaming comme Deezer et Spotify sont responsables de cette tendance : elles créent un environnement très concurrentiel entre les artistes avec des catalogues contenant plusieurs millions de titres. La voix restant le principal capteur d’attention, les intros instrumentales sont réduites.
 
À lire sur Les Échos
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