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Lu sur le web  par  La Rédaction INAGLOBAL  •  Publié le  24.03.2017  •  Mis à jour le 24.03.2017
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Le Parlement européen se saisit de la réforme du droit d’auteur

La réforme du droit d’auteur doit être mise en œuvre par la Commission européenne. Le Parlement n’a pas retenu le principe du « droit voisin », qui permettrait d’introduire une rémunération des éditeurs et agences de presse par les moteurs de recherche et les agrégateurs de news. Ces derniers tirent un maximum de profits, notamment publicitaires, de ces contenus dont ils ne supportent pas la charge de production. Une notion de « présomption de représentation des auteurs » a été proposée à la place, qui serait plus simple à adapter. Mais certains pointent le fait que cela ne permettrait pas aux éditeurs de négocier en amont l’utilisation de leurs contenus et l’Alliance européenne des agences de presse a rappelé la nécessité de créer un droit voisin pour protéger les contenus de l’appétit des moteurs de recherche. Les discussions doivent aboutir cet automne.
 
À lire sur Le Figaro


TF1 créé son offre d’information vidéo destinée aux réseaux sociaux

TF1 One, une page Facebook conçue avec la plateforme MinuteBuzz dont la chaîne avait pris le contrôle fin 2016, doit être le pendant de Brut, qui est associé à France Télévisions. Les premières vidéos proposées sont des formats courts et sous-titrés extraits du débat entre les cinq candidats à la présidentielle. Les vidéos sont accessibles aussi sur Twitter. Le but est de s’adresser aux 18-25 ans.
 
À lire sur Le Point


Comment Twitter a transformé la pratique du journalisme

Alecia Swasy, directrice du centre Donald W. Reynolds pour le journalisme d’affaires à l’université de Washington, s’est intéressée pendant deux ans aux pratiques des journalistes sur Twitter. Il en ressort que le réseau social a totalement bousculé la temporalité de l’information : aujourd’hui, un journal ne peut plus attendre son bouclage pour publier une nouvelle. D’où l’intérêt pour les journalistes d’être présents sur Twitter pour être en mesure de couvrir un événement à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Twitter offre ainsi le sentiment aux journalistes de la presse écrite de pouvoir concurrencer les caméras des chaînes d’information en continue. Twitter est aussi de plus en plus utilisé pour trouver et faire parler des sources, qui répondent plus facilement qu’au téléphone, pour élargir leur lectorat à l’international et s’adresser aux jeunes.
 
À lire sur Poynter


Et si les pages d’accueil étaient gérées par des algorithmes ?

Svenska Dagbladet, un des quotidiens suédois les plus populaires, a mis au point The Creation Suite, un système de gestion de contenus (CMS) similaire à ceux les plus utilisés par des journalistes tels que Wordpress ou Medium. À un détail près : c’est un algorithme qui gère la page d’accueil du site. Lorsque les journalistes intègrent un contenu, ils lui attribuent une note de valeur entre 1 et 5, ainsi qu’une note de durée de vie (courte, moyenne ou longue). En fonction de ces critères, ainsi que des usages des lecteurs (nombre de clics, taux de partages, temps de lecture) l’algorithme met à jour la homepage de façon autonome. L’intérêt principal est de faire gagner du temps aux journalistes et leur permettre de se concentrer sur la production de contenus qualitatifs. Le quotidien envisage aussi de commercialiser son CMS à d’autres éditeurs, ou encore de proposer à ses lecteurs des pages d’accueil personnalisées en fonction de leurs intérêts.
 
À lire sur Storybench


La modération opérée par Twitter est-elle efficace contre les djihadistes ?

Twitter a annoncé récemment avoir supprimé 612 000 comptes incitant au terrorisme en 2016. Selon Romain Caillet, spécialiste de la mouvance djihadiste, les sympathisants de l’État islamique (EI) ont déjà migré vers le service de messagerie Telegram, preuve de leur capacité de résilience sur les réseaux sociaux. Cependant, il précise que les djihadistes auraient continué d’investir Twitter s’ils avaient pu le faire librement, comme ils seraient restés sur Facebook après 2015. Et même si Telegram n’offre pas la même liberté que Twitter au moment où les sympathisants de l’EI s’y sont installés, Romain Caillet met en garde sur la possibilité qu’ils reviennent en force sur les réseaux sociaux dès lors que Daech mènera des actions « victorieuses » de son point de vue.
 
À lire dans Le Monde


L’énorme ambition d’Altice dans la publicité

Le groupe de Patrick Drahi a racheté pour 285 millions d’euros l’entreprise française Teads, spécialisée dans la publicité vidéo dans la publicité numérique, et plus spécifiquement les formats vidéo non intrusifs. Avec cette acquisition, Altice va mettre au service de Teads les données utilisateurs recueillies via ses différents médias (BFM TV, i24, SFR Sport, Libération, L’Express, etc.) et ses opérateurs télécoms et câble (SFR, Cablevision). Jusqu’à présent, Teads n’avait pas les moyens de cibler précisément ses publicités et devait acheter des données en externe, d’où son prix d’achat relativement faible malgré une audience de 1,2 milliards de visiteurs uniques pour ses publicités. Pour défier Facebook et Google, qui s’accaparent à eux deux l’essentiel de la publicité en ligne, Altice devra aussi faire face à des géants des télécoms américains : AT&T qui a acquis Time Warner, et Verizon qui a mis la main sur Yahoo!.
 
À lire sur Les Échos


Google et les aléas de la publicité programmatique

Matt Brittin, président de Google pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, a présenté ses excuses auprès des annonceurs britanniques dont les publicités avaient été diffusées en lien avec des contenus controversés. Google reconnaît ses responsabilités, alors que la branche britannique d’Havas, Marks & Spencer, HSBC, McDonald’s, la BBC ou encore The Guardian ont décidé de retirer leurs annonces sur YouTube et sur le Google Display Network. Cette polémique concernant le premier marché publicitaire européen n’est pas isolée, puisqu’en Europe et aux États-Unis le sujet fait débat. La généralisation de la publicité programmatique entraîne de l’incertitude chez les annonceurs, qui ne sont plus en mesure de savoir si leurs contenus sont diffusés sur des sites d’information sérieux, de fausses informations ou extrémistes.
 
À lire sur Le Figaro
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