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Lu sur le web  par  La Rédaction INAGLOBAL  •  Publié le  17.02.2017  •  Mis à jour le 17.02.2017
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Le Parlement européen pose les prémices d’un droit des robots

Un rapport sur les règles de droit civil s’appliquant à la robotique a été adopté par le Parlement européen jeudi 16 février. L’un des points abordés concernent la responsabilité des robots, par exemple dans le cas des voitures autonomes. Les auteurs du rapport estiment qu’un robot prenant des décisions autonomes ou qui interagit avec des tiers pourrait être considéré comme une personne électronique, un statut comparable à une personne morale pour une entreprise ou une association. En revanche, la possibilité de taxer la production des robots pour financer un revenu universel a été rejetée par les eurodéputés. Cette proposition devait être une garantie en cas de destruction massive d’emplois. L’idée d’un code de conduite éthique signé par les développeurs pour encadrer le fonctionnement des robots est avancée. Enfin, le rapport préconise la création par la Commission européenne  (qui elle seule pourra éventuellement mettre en place une législation) d’une agence européenne pour la robotique chargée d’immatriculer les robots ou de les équiper de boites noires.
 
À lire sur le Huffington Post


Comment est-on passé du journalisme de consentement à celui de controverse

En 1988, Noam Chomski et Edward Herman publiaient un livre intitulé La Fabrication du consentement, où ils critiquaient le modèle des médias de masse américains. Ces médias s’appuyaient sur les grandes marques nationales, ce qui les poussaient à ne pas publier d’articles controversés. Sauf que désormais, la capacité à toucher une audience nationale (voire internationale) n’appartient plus aux grands médias uniquement : les personnalités influentes peuvent s’adresser directement à leur public via les réseaux sociaux. D’autre part, la publicité s’est dispersée sur tous les sites d’information, et n’est donc plus une source de revenus suffisante. Ces tendances amènent les médias à publier en fonction des émotions des lecteurs pour les inciter à partager leurs contenus sur les réseaux sociaux, en comptant sur les informations qui suscitent la controverse et donc plus de réactions.
 
À lire sur Wired


Brut se lance (déjà) à l’assaut des États-Unis et prévoit de se diversifier

Brut est un média d’information vidéo dédié uniquement aux réseaux sociaux, inspiré de ce qui se fait aux États-Unis avec AJ+ ou NowThis. Traitant de sujets de politique et de société, il produit entre 5 et 8 contenus par jour, et emploie une douzaine de personnes, journalistes et graphistes. Dirigé par Laurent Lucas, ancien rédacteur en chef du Petit Journal sous l’ère Yann Barthès, Brut vient de lancer le recrutement de trois journalistes qui se consacreront à sa déclinaison aux États-Unis. Seulement trois mois après son lancement, il s’agit de tester le marché américain pour y trouver potentiellement sa place. En outre, Brut envisage d’aborder d’autres thématiques, comme le sport ou la culture et devrait atteindre l’équilibre financier, notamment grâce à un accord avec France Télévisions pour vendre de la publicité autour de ses contenus.
 
À lire sur Libération


Qui sont les artistes les mieux payés au monde ?

Outre son triomphe au Grammy Awards, où elle a remporté cinq récompenses, Adele s’est hissé cette année sur la troisième marche du podium des artistes les mieux payés selon Forbes. Avec ses 20 millions exemplaires vendus de son album 25 et une tournée qui a rapporté 3,9 millions de dollars par date, Adele cumule 80,5 millions de dollars de revenus en 2016. Ce qui la place loin de Taylor Swift et ses 170 millions de dollars, dus principalement à sa tournée et à ses contrats publicitaires. Le boys band One Direction est second avec 110 millions de dollars. Au pied du podium se succèdent Madonna (76,5 millions), Rihanna (75 millions), AC/DC (67,5 millions) et les Rolling Stones (66,5 millions).
 
À lire sur Le Figaro


Le Monde diplomatique, phénix du journalisme alternatif

Après une crise qui a durée de 2005 à 2014, due à une division idéologique au sein de la rédaction, le Monde diplomatique fédère à nouveau un lectorat à gauche de la gauche. Fin 2016, le mensuel compte 89 000 abonnés, et il affiche un résultat d’exploitation positif de 1,2 millions d’euros en 2015. Ce retour en grâce s’explique par plusieurs facteurs : la critique de la présidence de François Hollande a fait venir des électeurs déçus, les points de vue alternatifs concernant des événements comme la crise grecque ou les attentats en France et en Belgique et plus globalement la persistance de son positionnement à l’encontre du discours dominant. Cependant, le Monde diplomatique apparaît aussi plus ouvert sous la direction de Serge Halimi, tout en restant critique à l’égard des autres médias.
 
À lire sur Le Monde


Les booktubeuses cartonnent

Le terme booktubeurs (le plus souvent des booktubeuses), contraction de book et de YouTube, désigne les vidéastes qui réalisent des critiques littéraires. Si le principe existe depuis la création de YouTube en 2005, le phénomène a explosé aux États-Unis et en Amérique latine avec plus d’un million d’abonnés cumulés. Des marques comme Ford, Chanel ou Kinder ont manifesté de l’intérêt pour collaborer avec des booktubeuses, et les éditeurs soucieux de toucher les millenials s’y intéressent aussi.
 
À lire sur Les Échos


Le New York Times se tourne vers le futur

Arthur Gregg Sulzberger, devenu directeur de la publication du quotidien depuis octobre 2016, est engagé depuis 2015 dans la transformation de journal vers un nouveau modèle économique. Le but est de faire en sorte que les abonnements numériques puissent financer le titre et les journalistes présents dans 174 pays, même si le format print cesse. Pour ce faire, The New York Times s’inspire de stratégies mises en place par Netflix, Spotify et HBO : investir massivement dans son offre (le journalisme) et proposer toujours plus de services en ligne. Le journal, vieux de 165 ans a déjà bien engagé cette mutation, puisqu’en 2015, 40 % de ses revenus provenaient de la publicité digitale et print contre 54 % en 2010. Dans le même temps, les abonnements papier sont passés de 23 % des revenus en 2000 à 42 % en 2015, et les abonnements numériques représentent 12 % des revenus. Pour poursuivre cette mutation, plusieurs initiatives ont été lancées, comme le Groupe 2020, qui a publié en janvier un rapport concernant les évolutions à prévoir d’ici trois ans. Des expérimentations ont été menées parallèlement : un chatbot et des directs sur Facebook, une application de réalité virtuelle (téléchargée plus d’un million de fois)  Une bonne nouvelle pour un journal qui, en 2010, aurait pu disparaitre sans l’apport de 250 millions de dollars du milliardaire mexicain Carlos Slim.
 
À lire sur Wired


Sur internet, point de salut hormis pour les tubes ou les blockbusters

Il y a une dizaine d’années, les observateurs pensaient qu’Internet allait ouvrir des marchés pour les produits culturels de niche, les rendant visibles à un plus grand public. Aujourd’hui, il apparaît que le divertissement reste dominé par une oligarchie composée de géants tels que Facebook, Google, Netflix ou Disney. Les internautes préfèrent toujours rechercher des contenus qu’ils pourront partager avec le plus grand nombre. Les algorithmes de recommandation amplifient cette tendance. L’industrie cinématographique l’illustre bien : sur des milliers de films sortis en 2016, les cinq plus performants sont estampillés Disney. Les 13 films de la compagnie sortis l’année dernière représentent 20 % du chiffre d’affaires mondial. Concernant la musique, seuls 4 % des 8,7 millions de morceaux sortis ont été téléchargés plus de 100 fois sur les plateformes numériques. Si Internet permet en théorie à tout internaute d’accéder à la célébrité, via YouTube par exemple, la rentabilité économique en revient principalement aux grandes plateformes qui hébergent ces contenus, à quelques exceptions près.
 
À lire sur The Economist


Quand les pays subsahariens abusent des coupures d’Internet

Au Cameroun, au Gabon, en Gambie ou encore en République démocratique du Congo, les gouvernements ont de plus en plus recours aux coupures des réseaux Internet et des téléphones portables. Cette tactique, marque des régimes autoritaires, a pour but de juguler les mouvements de protestation qui se servent du web et des réseaux sociaux pour se mobiliser. Mais ces coupures ont des impacts négatifs sur l’économie : entre juillet 2015 et juin 2016, 81 coupures dans 19 pays auraient coûté 2,4 milliards de dollars de PIB. La situation a même attiré l’attention d’Edward Snowden, qui a critiqué le gouvernement camerounais. Ce dernier utilise les coupures en attendant de bénéficier d’un outil de contrôle et de filtre similaire à celui de la Chine.
 
À lire sur The New York Times
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