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Thomas BENTLEY
Qtrax, le P2P gratuit et légal
Avec 2 ans et demi de retard, Qtrax, le nouveau service de téléchargement musical gratuit, a enfin été lancé dans six pays début octobre.
Publié le 21/10/2010
à 13:04
à 13:04
Dernière mise à jour le 21/10/2010
à 13:04
à 13:04
Qtrax, le nouveau service de téléchargement musical gratuit et P2P (réseau pair-à-pair) a été lancé en version bêta sur six marchés des continents asiatique et océanien.
Le site, qui sera financé à 100 % par des activités publicitaires, a enfin fait ses débuts en Australie, Nouvelle-Zélande, Malaisie, Hong Kong, Singapour et en Inde après deux ans et demi de retard et de polémiques.
Exposé en grande pompe pour la première fois pendant la conférence du MIDEM de 2008, ce programme innovant a cependant du repousser son lancement après que les principaux éditeurs et maisons de disques aient rapidement démenti avoir signé tout accord concernant l'utilisation de leurs catalogue.
Apres avoir fait face à un procès déposé par Oracle, géant Américain de l'informatique, pour un montant de 2 millions de dollars, Qtrax a, semble-t-il trouvé ses marques, la société étant citée dans les colonnes de Music Week disant quelle avait désormais « obtenu des licences uniques auprès des grandes maisons de disques et a donc la capacité de fournir des contenus téléchargeables en toute légalité. »
Qtrax stipule aussi à travers son site officiel que toute musique téléchargée est « utilisable sur une tonne de téléphones portables et de lecteurs MP3 » tant qu’il est compatible WMA (Windows Media Audio). Une prochaine compatibilité avec des logiciels hors-Windows n'a pas encore été évoquée.
Concrètement, le service alliera une plateforme de téléchargement classique "à la iTunes" avec un modèle basé sur le revenu publicitaire, rendu populaire par les sites de streaming ou de diffusion en flux continu tel que Spotify. Les artistes qui figureront sur le site recevront des revenus correspondant à leur popularité, assurant ainsi la disponibilité permanente de musique gratuite.
L'entreprise prétend également que son aspect pair-à-pair sera le catalyseur pour la création de la plus complète des bibliothèques musicale sur le Web avec des morceaux rares (enregistrements en live, bootlegs) venant potentiellement complémenter un contenu plus générique.
Un réseau social sera aussi mis à disposition des utilisateurs. En effet, la société a fait allusion à des opportunités futures aux allures de MySpace qui donneront leur chance aux groupes amateurs de monétiser leurs créations musicales.
En se lançant à la conquête des marchés asiatique et océanien, Qtrax espère capitaliser sur des secteurs où une « grande consommation musicale » s'allie à « un nombre inférieur de services légaux», selon les propos de son coprésident et PDG Allan Klepfisz.
L'indomptable monde du téléchargement a fait plusieurs victimes durant sa courte existence. Il n'est donc pas surprenant que les services légaux figurent dans la stratégie employée par l'entreprise. En mars 2009 par exemple, SpiralFrog, une société soutenue par du capital-risque et qui partageait le même modèle à revenus publicitaires que Qtrax, a fait faillite malgré l'obtention des droits pour la totalité des catalogues de Universal Music et EMI trois ans plus tôt.
Toutefois, avec un supposé "soutien sans précèdent" des Big Four (Universal, EMI, Sony Music et Warner Music), Qtrax a manifestement envie de défier la tendance et de devenir un acteur mondial. Avec des nouveaux lancements prévus au Brésil, au Chili, en Argentine ainsi qu'en Chine, à Taiwan et en Russie, le site annonce d'ores et déjà la couleur.
Le site, qui sera financé à 100 % par des activités publicitaires, a enfin fait ses débuts en Australie, Nouvelle-Zélande, Malaisie, Hong Kong, Singapour et en Inde après deux ans et demi de retard et de polémiques.
Exposé en grande pompe pour la première fois pendant la conférence du MIDEM de 2008, ce programme innovant a cependant du repousser son lancement après que les principaux éditeurs et maisons de disques aient rapidement démenti avoir signé tout accord concernant l'utilisation de leurs catalogue.
Apres avoir fait face à un procès déposé par Oracle, géant Américain de l'informatique, pour un montant de 2 millions de dollars, Qtrax a, semble-t-il trouvé ses marques, la société étant citée dans les colonnes de Music Week disant quelle avait désormais « obtenu des licences uniques auprès des grandes maisons de disques et a donc la capacité de fournir des contenus téléchargeables en toute légalité. »
Qtrax stipule aussi à travers son site officiel que toute musique téléchargée est « utilisable sur une tonne de téléphones portables et de lecteurs MP3 » tant qu’il est compatible WMA (Windows Media Audio). Une prochaine compatibilité avec des logiciels hors-Windows n'a pas encore été évoquée.
Concrètement, le service alliera une plateforme de téléchargement classique "à la iTunes" avec un modèle basé sur le revenu publicitaire, rendu populaire par les sites de streaming ou de diffusion en flux continu tel que Spotify. Les artistes qui figureront sur le site recevront des revenus correspondant à leur popularité, assurant ainsi la disponibilité permanente de musique gratuite.
L'entreprise prétend également que son aspect pair-à-pair sera le catalyseur pour la création de la plus complète des bibliothèques musicale sur le Web avec des morceaux rares (enregistrements en live, bootlegs) venant potentiellement complémenter un contenu plus générique.
Un réseau social sera aussi mis à disposition des utilisateurs. En effet, la société a fait allusion à des opportunités futures aux allures de MySpace qui donneront leur chance aux groupes amateurs de monétiser leurs créations musicales.
En se lançant à la conquête des marchés asiatique et océanien, Qtrax espère capitaliser sur des secteurs où une « grande consommation musicale » s'allie à « un nombre inférieur de services légaux», selon les propos de son coprésident et PDG Allan Klepfisz.
L'indomptable monde du téléchargement a fait plusieurs victimes durant sa courte existence. Il n'est donc pas surprenant que les services légaux figurent dans la stratégie employée par l'entreprise. En mars 2009 par exemple, SpiralFrog, une société soutenue par du capital-risque et qui partageait le même modèle à revenus publicitaires que Qtrax, a fait faillite malgré l'obtention des droits pour la totalité des catalogues de Universal Music et EMI trois ans plus tôt.
Toutefois, avec un supposé "soutien sans précèdent" des Big Four (Universal, EMI, Sony Music et Warner Music), Qtrax a manifestement envie de défier la tendance et de devenir un acteur mondial. Avec des nouveaux lancements prévus au Brésil, au Chili, en Argentine ainsi qu'en Chine, à Taiwan et en Russie, le site annonce d'ores et déjà la couleur.
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