Au XVIIe siècle, naissance du journalisme politique

Article  par  Marion BRÉTÉCHÉ  •  Publié le 20.10.2016  •  Mis à jour le 24.10.2016
Invention journalisme politique - Alice Meteignier
Après l’apparition des gazettes périodiques, le XVIIe siècle constitue un tournant dans l’histoire de l’information et de sa circulation grâce à la presse francophone éditée en Hollande. Des pionniers du journalisme politique développent une pluralité de discours d’actualité.

Sommaire

L’apparition, au XVIIe siècle, des gazettes puis des mercures marque l’avènement de la première presse politique imprimée. Produites et diffusées à travers l’Europe, ces publications mettent en circulation une information internationale qui, progressivement, contient de plus en plus d’analyses et d’interprétations des événements, jusqu’à donner naissance aux premières figures de journalistes politiques. Au sein de ce panorama européen, la presse francophone tient une place à la fois centrale et originale, révélatrice des caractéristiques du journalisme d’Ancien Régime.

Les gazettes, première presse d’information politique internationale

Les premiers « journaux » imprimés en Europe avec une périodicité régulière paraissent au tout début du XVIIe siècle. Appelés « gazette » ou « courant », ces ouvrages proposent une succession de nouvelles laconiques, juxtaposées sans commentaire ni transition, ordonnancées dans des rubriques géographiques en fonction de leur lieu de provenance. L’information transmise concerne l’Europe occidentale dans son entier et tous les champs de l’action politique, depuis les décisions gouvernementales et la santé des princes jusqu’aux déplacements des diplomates et des armées, sans oublier les affaires religieuses et les questions économiques.
 
 Au XVIIIe siècle chaque pays d’Europe publie une, voire plusieurs, gazettes en français 
En France, c’est en 1631 qu’est créée à Paris la Gazette. Son fondateur, Théophraste Renaudot, puis ses successeurs bénéficient d’un privilège à monopole pour la publier. Ils acceptent en contrepartie de se soumettre à la censure préalable exercée par le pouvoir royal. Cette configuration politique et économique propre à la France impose donc d’imprimer hors du royaume toutes les publications similaires et, par là même, concurrentes. Le dynamisme sans équivalent de la librairie (l’édition) néerlandaise et l’accueil favorable dont bénéficient aux Provinces-Unies les protestants français exilés à la suite de la révocation de l’édit de Nantes expliquent que les gazettes se multiplient en Hollande à partir des années 1680 : celle d’Amsterdam est fondée en 1688 après une brève expérience en 1663, celle de Leyde en 1677 et celle d’Utrecht en 1689. Les contemporains désignent alors indistinctement sous le qualificatif collectif de « gazettes de Hollande » ces périodiques politiques diffusés à travers l’Europe, mais rédigés en français depuis les plus importantes villes néerlandaises. C’est durant ces mêmes-années que la forme éditoriale se fixe : chaque livraison bihebdomadaire est composée d’un « ordinaire » de quatre pages in-4° auquel est systématiquement ajouté un supplément d’une ou deux feuilles.


 
Progressivement, face au succès de la forme et aux progrès du français comme langue des élites et de la diplomatie, le phénomène s’étend, au point qu’au XVIIIe siècle chaque pays d’Europe publie une, voire plusieurs, gazettes en français. Sous l’Ancien Régime, l’essentiel de la presse dans cette langue est ainsi produit hors des frontières de France et la Gazette d’Amsterdam s’impose comme le plus célèbre et le plus lu de ces bihebdomadaires, qui constituent la première presse politique européenne transnationale.
 
Le monopole des gazettes sur la circulation de l’information politique – imprimée et périodique seulement, puisque les feuilles volantes et les supports manuscrits sont loin d’avoir disparus – ne cesse qu’en 1686 avec l’apparition d’une nouvelle forme éditoriale : les mercures.


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Les mercures, première presse d’analyse et d’opinion en Europe

C’est à Leyde que paraît un petit fascicule d’une centaine de pages, simplement broché et sans couverture, intitulé Histoire abrégée de l’Europe, pour le mois de juillet 1686, ou l’on voit tout ce qui se passe de considerable dans les Etats, dans les Armes, dans la Nature, dans les Arts et dans les Sciences. Ce titre, ambigu par la proximité qu’il crée entre le temps long de l’« Histoire » et le temps éphémère de l’actualité signalé par la mensualité de la publication, rend immédiatement visible la spécificité de l’ouvrage et de ses imitateurs : proposer une analyse des événements survenus en Europe durant le mois écoulé et les pièces justificatives nécessaires, de manière à dépasser la sècheresse et la dispersion des nouvelles transmises par les gazettes et les occasionnels. Ouvrage sélectif en même temps que synthétique, l’Histoire abrégée se distingue de la presse existante par une prise de recul vis-à-vis de l’actualité : au récit des faits est ajoutée leur interprétation. Pour mettre en œuvre ce programme, ses concepteurs proposent un nouveau dispositif éditorial qu’ils commentent : s’ils maintiennent l’organisation géographique des nouvelles, ils adoptent une périodicité mensuelle et un format d’une centaine de pages in-12 de manière à pouvoir insérer de longs commentaires et citer des pièces justificatives. En racontant et en analysant, pays par pays, les événements récents, ils proposent un panorama de l’activité politique européenne. L’envergure géographique fait doublement partie des attendus de la forme éditoriale : non seulement tous les pays doivent être abordés, mais les analyses proposées doivent aussi sortir du seul cadre national pour envisager les répercussions internationales des événements locaux. Si, comme le conseillent les éditeurs, le lecteur fait relier tous les six mois les livraisons publiées, il possèdera « par ce moyen une espèce d’Histoire suivie qui commencera dès à présent et qui durera tout autant de tems »[+] NoteLettres historiques contenant ce qui se passe de plus important en Europe et les réflexions nécessaires sur ce sujet, La Haye, [Adrian Moetjens], janv. 1692, t. 1, « Lettre 1. Dessein de l’Auteur », p. 13.X [1] que la publication rencontrera du succès.
 
 Dans certains pays – au premier titre desquels la France –, ces ouvrages sont interdits car jugés subversifs 
Quatre mois après la création de l’Histoire abrégée, paraît à La Haye le Mercure historique et politique. Sans doute inspiré par le succès de son prédécesseur, il en reprend les objectifs et la forme en les enrichissant. Entre 1686 et 1720, une douzaine d’ouvrages sont publiés sur le même modèle à La Haye, Amsterdam et Leyde, puis vendus à travers l’Europe. Certains sont même traduits en anglais ou en espagnol, voire contrefaits dans divers pays. Cette vaste diffusion repose sur des libraires, sur un système d’abonnement international et sur des réseaux clandestins, puisque dans certains pays – au premier titre desquels la France –, ces ouvrages sont interdits car jugés subversifs. Au XVIIIe siècle, la production de ce modèle éditorial s’exporte hors de Hollande, dans les principaux centres d’imprimerie européens, si bien qu’à partir des années 1730, des mercures francophones sont fabriqués dans les Pays-Bas autrichiens, l’Empire, le duché de Lorraine, les Cantons suisses ou encore, le royaume de France. L’homogénéité de forme et de contenu de ces périodiques en fait un objet singulier et identifiable sur le marché éditorial du temps, qui se caractérise donc par un contenu, un dispositif éditorial et un discours réflexif sur l’écriture de l’actualité. Progressivement, ces ouvrages sont désignés collectivement par le qualificatif de « mercures » et ainsi distingués des gazettes et des « journaux » – ce dernier terme désignant à l’époque les mensuels érudits consacrés à ce qui se passe de nouveau dans la République des lettres, non dans le gouvernement des États.
 
L’information contenue dans les mercures se distingue, tant par la forme que par le fond, de celle diffusée par les autres écrits périodiques d’actualité, imprimés ou manuscrits. D’après leurs auteurs, ces ouvrages sont en effet consacrés au « dévoilement » de l’action politique. A contrario de ce à quoi nous ont habitués les médias contemporains, ce ne sont toutefois pas des faits inédits ou inconnus qu’ils entendent révéler. Cela leur serait d’ailleurs impossible, puisque leurs principales « sources » sont les gazettes et les sources de celles-ci, à savoir les nouvelles à la main, ces bulletins d’information manuscrits largement répandus car produits par des ateliers de copistes. La dimension de dévoilement des mercures réside donc dans les analyses et les interprétations proposées par leurs rédacteurs, grâce à la compilation de pièces et surtout à leurs commentaires, inédits et originaux cette fois. En explicitant et en interprétant les faits, ils attribuent une logique aux actions des gouvernements, de manière à faciliter la compréhension de leurs lecteurs. Cette dimension pédagogique, sur laquelle insiste leurs péritextes, est mise en œuvre grâce à la présence d’argumentations explicites et claires, à l’introduction en tête de livraison de « Récapitulation » ou de « Réflexions générales », à l’insertion de sommaires et d’index qui rendent possible une lecture extensive et discontinue bien plus complexe que celle autorisée d’ordinaire dans les écrits d’actualité.
 
 La fonction de dévoilement que les rédacteurs accordent à leurs ouvrages repose sur l’idée que les véritables intentions des princes sont toujours tenues secrètes et marquées par les faux-semblants 
La fonction de dévoilement que les rédacteurs accordent à leurs ouvrages repose sur l’idée que les véritables intentions des princes sont toujours tenues secrètes et marquées par les faux-semblants. Au-delà d’un simple récit d’actualité, ils élaborent donc un discours politique, non seulement sur les événements eux-mêmes et sur leurs significations, mais aussi sur les pratiques du pouvoir que ceux-ci révèlent et sur les procédés à employer dans la presse pour en rendre compte. Principale nouveauté de cette forme éditoriale, ces interprétations donnent naissance à une pluralité de discours d’actualité, bien différente du propos relativement homogène des gazettes qui se copient l’une l’autre. Chaque mercure possède son style, ses thèmes privilégiés, ses spécificités éditoriales et, bien sûr, son point de vue : autant d’éléments qui constituent des identités éditoriales distinctes, reposant largement sur l’orientation politique des interprétations proposées et sur la posture assumée par leur énonciateur. Ainsi, tandis que l’Esprit des cours de l’Europe se détache par son engouement républicain, ses très vives attaques à l’encontre de la politique de Louis XIV et le ton satirique, voire moraliste, de son rédacteur, les Mémoires historiques pour le siècle courant se singularisent par leur position pro-catholique et un grand respect envers les monarques.
 
 Les mercures marquent ainsi l’apparition d’un journalisme d’analyse et d’opinion politique  
Les mercures marquent ainsi l’apparition d’un journalisme d’analyse et d’opinion politique en langue française. Leurs rédacteurs, eux-mêmes, identifient ce changement radical : s’ils restent jusqu’aux années 1730 anonymes comme leurs prédécesseurs, dès 1686 ils ne se qualifient pas de « gazetier » mais d’« auteur » ou de « nouvelliste », et même de « journaliste » politique à partir de 1705[+] NoteCette innovation revient à Claude Jordan dans La Clef du cabinet des princes de l’Europe, ou Recueil historique et politique sur les matières du tems, « J. Le Sincère à l’Enseigne de la Vérité », [Luxembourg, André Chevalier], par exemple, en juillet 1705, t. 3, Avertissement, p. II ou en juin 1707, t. 6, p. 431.X [2]. En même temps que la nature de l’information s’est modifiée, le statut de ceux qui l’écrivaient s’est métamorphosé.
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L’apparition du métier de journaliste politique

Faire l’histoire sociale du journalisme d’Ancien Régime constitue un défi, du fait de l’anonymat de cette production, mais aussi de l’oubli dans lequel sont tombés ces auteurs à la fois méconnus et méprisés par le panthéon littéraire, de leur temps et dans les siècles suivants[+] Note« Voltaire et les “oiseaux de nuit” du journalisme : l’impossible secret », in Éthique, poétique et esthétique du secret de l’Ancien Régime à l’époque contemporaine, sous la direction de Françoise Gevrey, Alexis LĖvrier, Bernard Teyssandier, Louvain, Éditions Peeters, 2016, p. 201-216.X [3]Ces hommes ont laissé peu d’archives et c’est donc en analysant leurs pratiques d’écriture qu’il devient possible de retracer leur trajectoire[+] NoteMarion BRĖTĖCHĖ, Les Compagnons de Mercure. Journalisme et politique dans l’Europe de Louis XIV, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2015.X [4].
 
La très grande majorité des rédacteurs de mercures sont, dans les années fondatrices, des exilés français installés aux Provinces-Unies. La moitié d’entre eux environ sont des réfugiés huguenots, tandis que d’autres se convertissent à leur arrivée. Ce choix confessionnel explique que la plupart des mercures soient explicitement favorables à la tolérance religieuse, voire au protestantisme. Mais la véritable originalité de leur trajectoire tient au fait que, progressivement, tous se mettent à vivre de leur plume alors qu’ils n’avaient absolument rien publié avant leur départ de France. Exilés sans revenu, dans un pays qui leur est étranger et dont la langue leur est inconnue, ils profitent de la spécificité du contexte néerlandais et européen en ces années 1680-1720 pour subvenir aux besoins de leur famille. Alors que la production de livres en français est l’un des marchés les plus importants de la librairie hollandaise alors très dynamique, ils placent leurs compétences linguistiques et leur expérience de sujet français au service de libraires en quête d’auteurs mais aussi de correcteurs, de relecteurs, de compilateurs…
 
 Ces exilés deviennent de véritables professionnels de la publication de l’actualité politique 
La création des mercures s’inscrit ainsi dans une réalité économique pragmatique. Mais elle s’inscrit aussi dans un contexte politique singulier : tandis que les tensions et les conflits se succèdent en Europe à cause des prétentions territoriales de Louis XIV et de la coalition européenne qu’elles ont suscitée, la France et les Provinces-Unies constituent deux des centres névralgiques des relations internationales. Le statut de chef des alliés assumé par Guillaume III, stathouder de Hollande et roi d’Angleterre, de même que la réunion dans des villes néerlandaises de toutes les conférences de paix entre 1678 et 1713, confèrent aux Provinces-Unies un poids symbolique très fort et un rôle nodal dans la circulation des informations. Dès lors, on ne s’étonnera pas que ces exilés ne se contentent pas d’être journalistes et qu’ils deviennent de véritables professionnels de la publication de l’actualité politique. Pour pouvoir vivre de leur plume – ce qui est exceptionnel à l’époque puisque les droits d’auteurs n’existent pas –, ils multiplient les supports de publication leur permettant d’exploiter les mêmes informations, et multiplient ainsi leurs sources de revenus. Rédacteur des Lettres historiques dans les années 1690-1700, Jean Dumont est aussi historien, secrétaire de l’ambassadeur d’Espagne à La Haye et publiciste pour le compte des plénipotentiaires impériaux, en même temps qu’il tente par tous les moyens (y compris l’espionnage) d’obtenir une charge d’historiographe des Provinces-Unies. C’est finalement l’empereur qui, dans les années 1720, distingue cet ancien officier de l’armée de Louis XIV en lui accordant une charge de « conseiller et historiographe », un titre de baron et tous les moyens nécessaires pour publier la compilation de traités la plus importante de son temps, le Corps universel diplomatique du Droit des gens. Tout en publiant deux mercures et plusieurs gazettes, Guillaume Lamberty s’est quant à lui spécialisé dans la rédaction de lettres de nouvelles destinées à des ambassadeurs, des princes ou encore des gazetiers installés partout en Europe. Peut-être même était-il à la tête d’un véritable atelier de copistes, jusqu’à ce qu’il se consacre à l’écriture de ses Mémoires pour servir à l’histoire du XVIIIe siècle qui, en 12 tomes imprimés entre 1724 et 1734, imitent les mercures en compilant des documents historiques et des analyses, de manière à rendre compte des événements politiques survenus durant les dernières décennies.
 
Dernier exemple, circonscrit cette fois dans le domaine de l’imprimé, mais révélateur de l’ingéniosité mise en œuvre par ces hommes et, en l’occurrence ici, par une femme : en élaborant diverses postures d’auteur reposant sur son statut de femme, de Française et de réfugiée, Anne-Marguerite Dunoyer est parvenue à réutiliser les mêmes faits et les mêmes anecdotes dans ses différents ouvrages de natures pourtant variées (presse, mémoires, correspondance). De la sorte, elle a réussi à vivre exclusivement de sa plume et s’impose comme la première journaliste française.
 
Par l’analyse inédite de l’information qu’ils proposent, la réflexivité de leurs pratiques de production de l’actualité et l’autonomie de leur activité professionnelle, ces auteurs se distinguent donc des gazetiers qui les ont précédés. Au tournant des années 1680, ils donnent ainsi naissance à une première figure du journaliste politique, portée à son apogée par Jean Rousset de Missy (1686-1762), le journaliste politique francophone le plus célèbre au XVIIIe siècle.
 
Marqué par l’apparition de nouvelles formes éditoriales qui cohabitent avec les supports manuscrits antérieurs, le XVIIe siècle constitue donc un tournant dans l’histoire de l’information, de sa production et de sa circulation européenne grâce à la langue internationale du temps, le français. Un nouveau bouleversement d’une ampleur aussi importante n’aura lieu qu’au XIXe siècle lorsque l’amélioration des conditions d’impression et de circulation rendra possible la publication de véritables quotidiens d’information politique, nationaux cette fois, qui contribueront à faire entrer l’Europe dans la « civilisation du journal »[+] NoteDominique KALIFA, Philippe RÉGNIER, Marie-Ève THÉRENTY, Alain VAILLANT (dir.), La Civilisation du journal. Une histoire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde éditions, 2011.X [5].
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Références

Marion BRÉTÉCHÉ, Les Compagnons de Mercure. Journalisme et politique dans l’Europe de Louis XIV, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2015.

Henri DURANTON, Claude LABROSSE, Pierre RÉTAT (dir.), Les Gazettes européennes de langue française, XVIIe-XVIIIe siècles, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1992.

Henri DURANTON, Pierre RÉTAT (dir.), Gazettes et information politique sous l’Ancien Régime, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1999.

Gilles FEYEL, L’Annonce et la Nouvelle. La Presse d’information en France sous l’Ancien Régime (1630-1788), Oxford, Voltaire Foundation, 2000.

Stéphane HAFFEMAYER, L’Information dans la France du XVIIe siècle : la Gazette de Renaudot de 1647 à 1663, Paris, H. Champion, 2002. Voir aussi les résultats de son enquête par instrumentation électronique.

François MOUREAU (dir.), De bonne main. La Communication manuscrite au XVIIIe siècle, Paris-Oxford, Universitas-Voltaire Foundation, 1993.

Pierre RÉTAT (dir.), La Gazette d’Amsterdam, miroir de l’Europe au XVIIIe siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 2001.

Jean SGARD (dir.), Dictionnaire des journaux, 1600-1789, Paris-Oxford, Universitas-Voltaire Foundation, 1991.

Jean SGARD (dir.),Dictionnaire des journalistes, 1600-1789, Paris-Oxford, Universitas-Voltaire Foundation, 1999.

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À lire également dans le dossier Du néolitique au numérique, une histoire de l’information
 

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Ina. Illustration Alice Meteignier
Crédit photos :
- Inaugurations des statues de Théophraste Renaudot, BnF, Gallica
- Memoires pour servir a l'histoire du XVIII siecle, BnF, Gallica
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  • 1. Lettres historiques contenant ce qui se passe de plus important en Europe et les réflexions nécessaires sur ce sujet, La Haye, [Adrian Moetjens], janv. 1692, t. 1, « Lettre 1. Dessein de l’Auteur », p. 13.
  • 2. Cette innovation revient à Claude Jordan dans La Clef du cabinet des princes de l’Europe, ou Recueil historique et politique sur les matières du tems, « J. Le Sincère à l’Enseigne de la Vérité », [Luxembourg, André Chevalier], par exemple, en juillet 1705, t. 3, Avertissement, p. II ou en juin 1707, t. 6, p. 431.
  • 3. « Voltaire et les “oiseaux de nuit” du journalisme : l’impossible secret », in Éthique, poétique et esthétique du secret de l’Ancien Régime à l’époque contemporaine, sous la direction de Françoise Gevrey, Alexis LĖvrier, Bernard Teyssandier, Louvain, Éditions Peeters, 2016, p. 201-216.
  • 4. Marion BRĖTĖCHĖ, Les Compagnons de Mercure. Journalisme et politique dans l’Europe de Louis XIV, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2015.
  • 5. Dominique KALIFA, Philippe RÉGNIER, Marie-Ève THÉRENTY, Alain VAILLANT (dir.), La Civilisation du journal. Une histoire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde éditions, 2011.
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