Sur internet, point de salut hormis les tubes ou les blockbusters

Lu sur le web  par  Alexandre FOATELLI  •  Publié le  22.02.2017  •  Mis à jour le 22.02.2017
Il y a une dizaine d’années, les observateurs pensaient qu’Internet allait ouvrir des marchés pour les produits culturels de niche, les rendant visibles à un plus grand public. Aujourd’hui, il apparaît que le divertissement reste dominé par une oligarchie composée de géants tels que Facebook, Google, Netflix ou Disney. Les internautes préfèrent toujours rechercher des contenus qu’ils pourront partager avec le plus grand nombre. Les algorithmes de recommandation amplifient cette tendance. L’industrie cinématographique l’illustre bien : sur des milliers de films sortis en 2016, les cinq plus performants sont estampillés Disney. Les 13 films de la compagnie sortis l’année dernière représentent 20 % du chiffre d’affaires mondial. Concernant la musique, seuls 4 % des 8,7 millions de morceaux sortis ont été téléchargés plus de 100 fois sur les plateformes numériques. Si Internet permet en théorie à tout internaute d’accéder à la célébrité, via YouTube par exemple, les retombées économiques profitent principalement aux grandes plateformes qui hébergent ces contenus, à quelques exceptions près.
 
À lire sur The Economist

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